Lesnôtres, en compagnie de Maestro, ont pris place sur un radeau des cîmes, tracté par notre ballon-terre, qui survole l'inextricable forêt amazonienne. Maestro À l’occasion de la sortie du nouveau film de Luc Jacquet réalisé d’après une idée originale de Francis Hallé, Actes Sud publie une série d’ouvrages pour prolonger cet extraordinaire voyage au cœur de la forêt tropicale. Il était une forêt, le film Au cinéma le 13 novembre © BONNE PIOCHE CINEMA / FRANCE 3 CINEMA / RHÔNE-ALPES CINEMA - 2013 Pour en savoir plus sur le film Une production Il était une forêt le livre officiel aux éditions Actes Sud Luc Jacquet ,Francis Hallé Il était une forêt Parution octobre 2013 Avec son nouveau film, Il était une forêt, Luc Jacquet nous emmène dans un extraordinaire voyage au plus profond de la forêt tropicale, au coeur de la vie. Pour la première fois, une forêt tropicale naît sous nos yeux. De la première pousse à l’épanouissement des arbres géants de la canopée en passant par le développement des liens cachés entre plantes et animaux, ce ne sont pas moins de sept siècles qui vont s’écouler. Il était une forêt offre une plongée exceptionnelle dans ce monde sauvage resté dans son état originel, en parfait équilibre, où chaque organisme – du plus petit au plus grand – joue un rôle essentiel. Le livre du même nom complète intelligemment le film en donnant des informations essentielles sur chaque être vivant, animal ou végétal, qui rend la forêt tropicale magique, sensorielle, foisonnante. Richement illustré, Il était une forêt est un voyage quasi initiatique où le lecteur découvre un univers incroyable, grouillant de vie, de ses sous-bois à la cime de ses plus grands arbres. Il était une forêt les livres pour la jeunesse Actes Sud Junior Il était une forêt Le livre documentaire de Luc Jacquet et Francis Hallé À l’instar du livre pour les adultes, cet ouvrage, cosigné par Luc Jacquet et Francis Hallé, nous plonge dans un récit incroyable, l’histoire – qui dure sept siècles ! – de la naissance, de la maturité et de la mort de la forêt équatoriale. Un livre où l’on découvre des personnages extraordinaires le figuier étrangleur, le cecropia et ses fourmis, l’éléphant coursier… Enrichi d’encadrés scientifiques, illustré de photos étonnantes, il fait revivre toute l’émotion et la richesse documentaire du film de Luc Jacquet, Il était une forêt. Du Pérou au Gabon, petits et grands lecteurs feront, avec ce livre, un voyage dans un monde verdoyant et magnifique malheureusement menacé par l’activité humaine… 8-12 ans > Lire la suite Il était une forêt L'album du film de Luc Jacquet Dans ce petit livre, les enfants retrouveront avec plaisir et intérêt l’histoire passionnante de la naissance de la forêt tropicale. Illustré de photos originales et d’images du film, l’album fait revivre, à travers la voix de Francis Hallé, les sept cents ans pendant lesquels les arbres naissent, poussent, se défendent contre les intrus, voyagent, communiquent et meurent. Une véritable épopée ! 5-8 ans > Lire la suite Il était une forêt L'imagier de Luc Jacquet Dans cet imagier tout en magnifiques photos, les petits s’initieront au vocabulaire de la forêt racines, tronc, feuilles, branches, sol, canopée, et feront la connaissance du roi des arbres, le moabi géant. Un livre pour découvrir les richesses de la forêt tropicale. 2-5 ans > Lire la suite L'homme qui dessinait les arbres Album écrit et illustré par Frédérick MansotAuteur en résidence pendant le tournage du film Chaque matin, monsieur Francis prend ses crayons, sa gomme, une grande feuille de papier, sort de chez lui et s’engage sur le petit chemin qui s’enfonce dans la forêt. Là, il s’installe pour dessiner dans leurs moindres détails la beauté et la vitalité de la végétation qui s’offre à lui. À pied, à bicyclette, en montgolfière même, monsieur Francis arpente, survole la forêt infinie, à la rencontre du figuier étrangleur ou du majestueux moabi. Un jour, les hurlements des bulldozers viennent briser la quiétude multiséculaire de la forêt. Le paysage se recouvre de noir, tout semble mort, quel désespoir ! Quand, soudain, des fleurs blanches tombent, des tiges vertes poussent… Grâce au moabi invincible, la forêt reprend vie. Monsieur Francis assiste, ému, au spectacle éblouissant de cette renaissance. Dès 6 ans > Lire la suite Wild-Touch un trait d’union entre l’homme et la nature Wild-Touch, association à but non lucratif créée par Luc Jacquet, accompagne le message du cinéaste en développant une logique de méta-récit » déclinaison simultanée d’un même sujet à travers de nombreux médias afin d’augmenter la portée du plaidoyer. L’association souhaite ainsi multiplier les regards et les points de vue autour d’une même cause. La sortie du film Il était une forêt est l’occasion de multiples opérations pédagogiques, artistiques et culturelles expositions d’artistes présents en forêt sur les lieux du tournage, création d’un web-feuilleton complétant le film et les ouvrages pour vivre l’aventure en forêt, synergies avec les ONG de conservation de la nature, ainsi que la création d’outils et d’ateliers pédagogiques avec le CRDP et l’association Les Petits Débrouillards et de pastilles vidéos pédagogiques à destination des enseignants. Parce que l’on protège mieux ce que l’on aime, Wild-Touch milite pour une écologie repensant le lien qui unit l’homme à la nature dans une dimension plus affective et esthétique. L’image et l’émotion au service de la conservation de la nature. Retrouvez le web-feuilleton de Wild-Touch sur Apprendre la nature Différents outils et activités sont développés par l'association Wild-Touch pour toucher les enfants en cycle primaire et secondaire, ainsi que des groupes d’enfants en activités extra-scolaires. Pastilles vidéos pédagogiques Wild-Touch a suivi Francis Hallé dans les forêts tropicales du Pérou et du Gabon. Dans cette série de 14 pastilles pédagogiques, il prend le temps d’expliquer les phénomènes scientifiques cachés dans ces forêts, en donnant des exemples variés et détaillés. Kits pédagogiques en partenariat avec le Centre Régional de Documentation Pédagogique de l’Académie de Paris CRDP. Voir les vidéos, télécharger les fiches pédagogiques associées et suivre les actions pédagogiques de l’association sur le site de Wild-Touch Pour prolonger l'aventure La bande-originale du film La bande originale du film composée par Éric Neveux inclut la chanson originale Upon a Forest d'Emily Loizeau. Le rôle de la musique et sa place dans Il était une forêt sont essentiels. Éric Neveux explore un univers musical très large, de l’orchestre classique aux programmations électroniques en passant par des textures plus abstraites, pour apporter toute l’originalité et l’élégance à sa composition. Les parties orchestrales soulignent la dimension épique et “merveilleuse” de l’histoire. Elles sont interprétées par un orchestre de cordes, de bois et une section de cuivres puissante, également enrichie par des solistes pour les parties de guitares, de harpe et de piano. Les voix solistes et les choeurs d’enfants soulignent le lien de l’homme à la forêt, et un espoir pour les générations futures. Le Jeu Il était une forêt devenez l’architecte d’une forêt primaire Jeu éco-conçu, fabriqué en France édité par Jeux Opla et distribué par paille Editions. Disponible le 16 octobre Veja et Il était une forêt Veja, marque de baskets écologiques, s’associe à la sortie du film de Luc Jacquet et propose un modèle en toile de coton biologique au motif camouflage, inspiré des dessins de Francis fabriquer ses semelles, Veja travaille au Brésil avec une coopérative de seringueros, habitants de la forêt amazonienne vivant de la récolte du caoutchouc sur des hévéas sauvages. Ce caoutchouc permet de valoriser et de préserver la forêt. Ilétait une fois la forêt. Arthur et Adèle habitent à l'orée d'une forêt magique, peuplée de personnages merveilleux. Un jour, au fond du jardin, il trouve une petite chouette. "C'est Plumette, elle est perdue! crie Arthur . Vite, il faut l'aider à retrouver sa maison.". Archives Charisma. Une fable métaphorique fascinante et inquiétante. Film japonais de Kiyoshi Kurosawa. Avec Yakusho Koji, Ikeuchi Hiroyuki, Jun Fubuki, Yoriko Dokuchi, Ren Osugi. 1 h 43. Article réservé aux abonnés Le titre désigne un arbre imaginaire. Cet arbre, spécimen unique, pousse au milieu d'une forêt qui périclite. De nombreux personnages tournent autour du charisma, certains pour le détruire, l'accusant de tuer les autres arbres, d'autres pour le protéger, lui attribuant des pouvoirs magiques ou la vertu de sa singularité, d'autres encore pour l'étudier. Hommes ou femmes, jeunes ou vieux, savants ou idiots, ils agissent par appât du gain, volonté de pouvoir, peur de l'autorité, orgueil, piété, sentiment artistique, instinct de survie. On découvre cet étrange ballet, les ressorts qui le meuvent, au côté du héros projeté par accident de voiture dans cet univers. On n'en sait pas davantage que lui. De la découverte progressive de cette situation complexe naît l'atmosphère mystérieuse qui baigne le dix-neuvième film de Kiyoshi Kurosawa. Le héros se nomme Yabuike, flic d'élite. Dans le prologue, il ne parvient pas à empêcher qu'une prise d'otages ne dégénère en bain de sang et est mis à pied par sa hiérarchie. Il se retrouve dans la forêt comme on entre dans les contes, par un pur coup de baguette magique - même si la chute dans le terrier du lapin blanc est ici plus brutale. Yabuike a échoué dans sa mission parce qu'il a voulu sauver à la fois la victime et l'agresseur celui-ci porteur d'une singulière revendication qu'on rétablisse l'ordre du monde. Choisir ou refuser de choisir est la question politique centrale dont le film est l'évidente métaphore. Le problème de l'arbre contre la forêt, à peine posé, prolifère en interrogations sur les droits et devoirs de l'individu et de la collectivité, mais aussi sur le statut d'individus d'exception - de l'artiste au dictateur -, sur les rapports entre nature et culture, pour culminer avec la magnifique apparition d'un deuxième arbre. Un arbre-spectacle, arbre-simulacre qui achève de faire de Charisma une fable géniale par la multiplicité des sens qu'elle charrie, des questions qu'elle pose, des ouvertures qu'elle donne. Sans jamais fermer à l'esprit aucune porte ni contraindre le spectateur à obéir à aucune injonction. Cette liberté, qui fait la force du film au-delà de l'adresse de son scénario, participe du bonheur de cinéma qu'est d'abord le film. Découvert il y a deux ans Le Monde du 18 novembre 1997, Kiyoshi Kurosawa est désormais à juste titre consacré comme un auteur important du cinéma contemporain, grâce à la rétrospective que vient de lui consacrer le Festival d'automne, à de nombreuses autres manifestations autour de ses films et à la sortie rapprochée de deux de ses réalisations, Cure le 10 novembre et aujourd'hui Charisma. Il vous reste de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés. Vous pouvez lire Le Monde sur un seul appareil à la fois Ce message s’affichera sur l’autre appareil. Découvrir les offres multicomptes Parce qu’une autre personne ou vous est en train de lire Le Monde avec ce compte sur un autre appareil. Vous ne pouvez lire Le Monde que sur un seul appareil à la fois ordinateur, téléphone ou tablette. Comment ne plus voir ce message ? En cliquant sur » et en vous assurant que vous êtes la seule personne à consulter Le Monde avec ce compte. Que se passera-t-il si vous continuez à lire ici ? Ce message s’affichera sur l’autre appareil. Ce dernier restera connecté avec ce compte. Y a-t-il d’autres limites ? Non. Vous pouvez vous connecter avec votre compte sur autant d’appareils que vous le souhaitez, mais en les utilisant à des moments différents. Vous ignorez qui est l’autre personne ? Nous vous conseillons de modifier votre mot de passe. Ilétait une fois des animaux qui s’étaient perdus dans la forêt. Soudain, Sylvie, une fille qui vivait avec sa mère dans la forêt, a trouvé les animaux et a dit qu’elle voulait les réchauffer. Elle était dans une tente et les animaux y dormaient aussi. Le lendemain matin, ils n’étaient plus là. Sylvie se réveilla, sa mère dormait encore. Sylvie partit parce qu’elle voulait Article réservé aux abonnés Le titre désigne un arbre imaginaire. Cet arbre, spécimen unique, pousse au milieu d'une forêt qui périclite. De nombreux personnages tournent autour du charisma, certains pour le détruire, l'accusant de tuer les autres arbres, d'autres pour le protéger, lui attribuant des pouvoirs magiques ou la vertu de sa singularité, d'autres encore pour l'étudier. Hommes ou femmes, jeunes ou vieux, savants ou idiots, ils agissent par appât du gain, volonté de pouvoir, peur de l'autorité, orgueil, piété, sentiment artistique, instinct de survie. On découvre cet étrange ballet, les ressorts qui le meuvent, au côté du héros projeté par accident de voiture dans cet univers. On n'en sait pas davantage que lui. De la découverte progressive de cette situation complexe naît l'atmosphère mystérieuse qui baigne le dix-neuvième film de Kiyoshi Kurosawa. Le héros se nomme Yabuike, flic d'élite. Dans le prologue, il ne parvient pas à empêcher qu'une prise d'otages ne dégénère en bain de sang et est mis à pied par sa hiérarchie. Il se retrouve dans la forêt comme on entre dans les contes, par un pur coup de baguette magique - même si la chute dans le terrier du lapin blanc est ici plus brutale. Yabuike a échoué dans sa mission parce qu'il a voulu sauver à la fois la victime et l'agresseur celui-ci porteur d'une singulière revendication qu'on rétablisse l'ordre du monde. Choisir ou refuser de choisir est la question politique centrale dont le film est l'évidente métaphore. Le problème de l'arbre contre la forêt, à peine posé, prolifère en interrogations sur les droits et devoirs de l'individu et de la collectivité, mais aussi sur le statut d'individus d'exception - de l'artiste au dictateur -, sur les rapports entre nature et culture, pour culminer avec la magnifique apparition d'un deuxième arbre. Un arbre-spectacle, arbre-simulacre qui achève de faire de Charisma une fable géniale par la multiplicité des sens qu'elle charrie, des questions qu'elle pose, des ouvertures qu'elle donne. Sans jamais fermer à l'esprit aucune porte ni contraindre le spectateur à obéir à aucune injonction. Cette liberté, qui fait la force du film au-delà de l'adresse de son scénario, participe du bonheur de cinéma qu'est d'abord le film. Découvert il y a deux ans Le Monde du 18 novembre 1997, Kiyoshi Kurosawa est désormais à juste titre consacré comme un auteur important du cinéma contemporain, grâce à la rétrospective que vient de lui consacrer le Festival d'automne, à de nombreuses autres manifestations autour de ses films et à la sortie rapprochée de deux de ses réalisations, Cure le 10 novembre et aujourd'hui Charisma. Il vous reste de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés. Vous pouvez lire Le Monde sur un seul appareil à la fois Ce message s’affichera sur l’autre appareil. Découvrir les offres multicomptes Parce qu’une autre personne ou vous est en train de lire Le Monde avec ce compte sur un autre appareil. Vous ne pouvez lire Le Monde que sur un seul appareil à la fois ordinateur, téléphone ou tablette. Comment ne plus voir ce message ? En cliquant sur » et en vous assurant que vous êtes la seule personne à consulter Le Monde avec ce compte. Que se passera-t-il si vous continuez à lire ici ? Ce message s’affichera sur l’autre appareil. Ce dernier restera connecté avec ce compte. Y a-t-il d’autres limites ? Non. Vous pouvez vous connecter avec votre compte sur autant d’appareils que vous le souhaitez, mais en les utilisant à des moments différents. Vous ignorez qui est l’autre personne ? Nous vous conseillons de modifier votre mot de passe. Ilétait une fois la forêt pas cher : retrouvez tous les produits disponibles à l'achat dans notre catégorie Enfant, jeunesse En utilisant Rakuten, vous acceptez l'utilisation des cookies permettant de vous proposer des contenus personnalisés et de réaliser des statistiques. Hantée par les ogres et les loups dans les légendes, la forêt était en réalité habitée de bûcherons, de charbonniers, de forgerons et de leveurs d’écorces, sans compter les chasseurs, braconniers et simples usagers. Peuplée de jour comme de nuit, théâtre d’une activité intense, la forêt était largement exploitée... Si la Franche-Comté est aujourd’hui couverte à plus de 40 % de résineux et de feuillus en tout genre, on sait de manière certaine que ce taux était largement inférieur entre la fin du Moyen-Âge et le XVIIIe siècle. Ici comme ailleurs, la déforestation devient massive à partir du XVe siècle pour répondre à la fois aux besoins en énergie et en matériau de construction. Il ne faut pas oublier que la région est riche d’une tradition industrielle pluriséculaire, rappelle Paul Delsalle, historien à l’université de Franche-Comté, et que dès le Moyen-Âge, les usines comptent parfois jusqu’à deux ou trois cents ouvriers ! » Les salines disséminées sur tout le territoire en sont des exemples. Avec près de mille ouvriers au XVIIe siècle, celle de Salins-les-Bains 39 est sans conteste la plus importante. Trois mille cinq cents hommes s’emploient à la fournir en bois régulièrement !L’exploitation de la forêt est soumise à des contraintes et des règles précises, cela des siècles avant le rattachement du Comté au royaume de France en 1678 et l’adoption des règles édictées par Colbert en matière de gestion essences étaient réservées à l’industrie, et le droit des habitants se limitait en général au mort bois » comprenant tilleul, noisetier et charme. Il était interdit de se servir en fruitiers, qui, outre les pommiers, poiriers, pruniers et cerisiers qui abondaient en forêt, comptaient aussi le chêne et le hêtre. Les dossiers de justice fourmillent de condamnations comme celle, au XVIe siècle, de ce Bisontin de retour de Chailluz, arrêté porte de Battant avec un chariot chargé de branches de cerisier. Mais est-ce que nous ne surestimons pas la présence de ces variétés du fait qu’elles sont régulièrement citées dans les archives ? », se demande Paul Delsalle, qui voit d’un bon œil l’apport d’autres disciplines pour compléter les sources et vestigesLes travaux d’Aurore Dupin menés en forêt de Chailluz sont de cet acabit. Doctorante au laboratoire Chrono-environnement et rattachée à la MSHE où elle prépare une thèse en archéologie, la jeune chercheuse est spécialiste en anthracologie, l’étude des charbons de bois. Chailluz s’avère pour elle un excellent terrain d’investigation depuis que la technologie LIDAR télédétection par laser aéroporté a révélé les traces d’un millier de charbonnières, dédiées précisément à la fabrication du charbon, dont les résidus permettront d’identifier les essences d’origine. De nombreuses informations nous proviennent de la forêt de Chaux, où l’on perpétue encore la tradition du travail des charbonniers, explique Aurore Dupin. Pour la forêt de Chailluz, il n’existe plus de mémoire, peu de documents et pas de vestiges d’habitations qui toutes étaient construites en matériaux périssables. » Les méthodes scientifiques aident à pallier ce déficit. La susceptibilité magnétique confirme dans un premier temps les relevés du LIDAR. Elle certifie que l’argile du sol a subi des températures extrêmes. Lorsque l’on chauffe fortement de l’argile, les minéraux qui la composent s’organisent d’une manière particulière, guidés par le champ magnétique terrestre. » La datation au carbone 14 atteste ensuite l’existence de la majeure partie des vestiges entre le XVIIe et le XIXe siècles. À partir d’infimes résidus, le microscope optique à réflexion est capable de déterminer l’essence du bois grâce à des caractéristiques anatomiques que le charbon présente sur trois faces. Paul Delsalle aura peut-être dans les mois qui viennent des réponses quant à la présence des fruitiers en forêt sur laquelle il s’interroge…Article paru dans le numéro 254 du journal en direct de septembre-octobre 2014. Articles relatifs Ilétait une fois un oiseau, avec une couronne, qui vivait seul dans son arbre. Alors il partit, pour "voir du pays". Jusque là, rien de surprenant : les éléments du conte sont réunis. Mais le disque semble rayé puisqu'à la page 7, ça recommence : "Il était une fois une forêt". Mais alors, il était combien de fois, exactement ? En . 421 123 54 84 263 479 42 123

il était une fois la forêt