Lelitige qui oppose François Gabart et la Classe Ultim, avec pour enjeu une participation Ă  la Route du Rhum 2022, sera jugĂ© ce jeudi 23 juin par le tribunal judiciaire de Paris. Guillaume Dans un article paru en octobre 2014 Ă  l’occasion de la sortie en salles aux Etats-Unis de Dear White People texte traduit et publiĂ© sur ce site au moment de la sortie du film en France, Stephen Kearse pose d’entrĂ©e que La plus grande puissance du racisme est sa capacitĂ© Ă  simplifier radicalement le monde », Ă  rendre celui-ci univoque ». La tĂąche fondamentale de tout travail antiraciste consiste alors selon lui Ă  contester et [Ă ] saper cette simplicitĂ© artificielle, en exposant la complexitĂ© implacable du monde ».L’étude du terme racisĂ©-e » et de ses usages permet justement de mettre Ă  jour Ă  la fois la maniĂšre dont les simplifications et rĂ©ductions du racisme imprĂšgnent l’antiracisme mĂȘme, mais aussi comment le vocabulaire antiraciste – et plus particuliĂšrement ce terme – peut ĂȘtre porteur de complexifications et de clarifications politiques salutaires. C’est toute l’ambigĂŒitĂ© des usages du mot racisĂ©-e » dont nous aimerions ici l’origine utilisĂ© par les universitaires et chercheurs en sciences sociales, le terme connait ces derniĂšres annĂ©es un succĂšs croissant dans les cercles militants antiracistes surtout parisiens. Il dĂ©signe les personnes noires, arabes, rroms, asiatiques, musulmanes, etc. renvoyĂ©es Ă  une appartenance rĂ©elle ou supposĂ©e Ă  un groupe ayant subi un processus Ă  la fois social et mental d’altĂ©risation sur la base de la race. Les racisĂ©-e-s » sont celles et ceux qui appartiennent rĂ©ellement ou non aux groupes ayant subi un processus de racisation ».CentralitĂ© de la raceEn renvoyant au processus social et mental de construction des groupes racisĂ©s », le terme a le mĂ©rite Ă©vident d’insister sur le caractĂšre socialement construit Ă  la fois des diffĂ©rences, mais aussi de leur essentialisation. L’accent est mis sur le fait que la race n’a pas le statut de catĂ©gorie objective, mais fait rĂ©fĂ©rence Ă  une idĂ©e construite, qui n’a pas de rĂ©alitĂ© dans l’ordre biologique ». Elle est un effet de l’activitĂ© de catĂ©gorisation et de reprĂ©sentation des personnes[1] ». VoilĂ  qui bat en brĂšche les discours visant Ă  nier par exemple l’existence d’un racisme antimusulmans islamophobie ou antijuifs antisĂ©mitisme sous prĂ©texte que ces groupes ne seraient pas des races ».Placer la race au centre du discours politise la question raciale et rompt avec l’antiracisme moral et le discours colorblind. Car le langage dominant aujourd’hui autour des questions raciales est typiquement celui d’un dĂ©ni de la race » rappelle Adia Harvey Wingfield dans un article au titre Ă©vocateur Si vous ne voyez pas la race, comment pourriez-vous voir l’inĂ©galitĂ© raciale ? ». S’appuyant sur les travaux de sociologues, elle affirme que les mĂ©canismes qui reproduisent les inĂ©galitĂ©s raciales sont devenus plus cachĂ©s et obscurs que ce qu’ils Ă©taient pendant l’ùre de la sĂ©grĂ©gation ouverte et lĂ©gale ». Le langage du racisme explicite a cĂ©dĂ© la place Ă  un discours du dĂ©ni de la race. »Le terme racisĂ©-e » permet de rompre avec ce refus de prendre publiquement au sĂ©rieux la race, refus qui n’obĂ©it ni Ă  un manque ou Ă  une cĂ©citĂ©, mais permet justement de reconduire les discriminations et hiĂ©rarchies raciales. Quand on aperçoit dans son immĂ©diatetĂ© le contexte colonial, Ă©crivait Fanon dans Les damnĂ©s de la terre, il est patent que ce qui morcelle le monde, c’est d’abord le fait d’appartenir ou non Ă  telle ou telle espĂšce, Ă  telle race[2]. » Le terme racisĂ©-e-s » exprime l’idĂ©e selon laquelle les conditions mĂȘmes d’existence des racisĂ©-e-s » continuent aujourd’hui d’ĂȘtre dĂ©terminĂ©es dans une trĂšs large mesure par la race et le blanc et racisme anti-blancs »En encourageant une comprĂ©hension structurelle du racisme comme systĂšme qui institutionnalise une distribution inĂ©gale des ressources et du pouvoir entre personnes blanches et personnes » Robin DiAngelo, le terme » met l’accent sur l’existence d’une barriĂšre raciale en montrant bien qui se trouve du bon cĂŽtĂ© de celle-ci celles et ceux qui ne sont justement pas comme », Ă  savoir les et celles et ceux qui le condition toutefois de ne pas reconduire les essentialisations que l’on prĂ©tend combattre. Car les structures sont faites de personnes » et nous sommes tou-te-s impliquĂ©-e-s[3] ». Une focalisation trop grande sur un racisme structurel mal compris peut nous conduire au final a rĂ©assigner et renforcer les positions, catĂ©gories et hiĂ©rarchies du racisme mĂȘme, idĂ©e qu’exprimait clairement Edward Said dans L’Orientalisme Quand on utilise des catĂ©gories telles qu’“Oriental” et “Occidental” Ă  la fois comme point de dĂ©part et comme point d’arrivĂ©e pour des analyses, des recherches, pour la politique, cela a d’ordinaire pour consĂ©quence de polariser la distinction l’Oriental devient plus oriental, l’Occidental plus occidental[4] [
] ».C’est pourquoi les Blancs dont nous parlons ici se trouvent ĂȘtre ceux qui bĂ©nĂ©ficient du privilĂšge blanc[5]. Un privilĂšge qui ne peut ĂȘtre apprĂ©hendĂ© que de maniĂšre relationnelle, c’est-Ă -dire en comparaison avec les discriminations racistes que subissent les » discriminations pour les uns signifie immanquablement avantages pour les problĂšme Ă©vident de cette acception qui dĂ©finit de maniĂšre nĂ©gative les » vis-Ă -vis de la norme – la blanchitĂ© – est justement de garder sans le nommer les Blancs comme rĂ©fĂ©rence. C’est pourtant, comme on vient de le voir, la maniĂšre la plus directe et immĂ©diatement comprĂ©hensible de montrer que la structure des privilĂšges est dĂ©terminĂ©e par la suprĂ©matie blanche. Et c’est aussi d’une certaine maniĂšre prendre Ă  la lettre la prĂ©tention des Blancs Ă  ĂȘtre la mis sur la dimension structurelle – et bien comprise – du racisme qu’induit le terme » permet en outre de neutraliser de maniĂšre efficace le discours sur l’existence d’un racisme anti-blancs », discours conditionnĂ© par une comprĂ©hension du racisme en termes exclusivement moraux et individuels le racisme est l’Ɠuvre de mauvaises personnes qui manifestent volontairement une hostilitĂ© envers d’autres personnes. Malcolm X relevait dĂ©jĂ  que poser la question raciale en ces termes n’était tout simplement pas la bonne maniĂšre d’apprĂ©hender l’existence du racisme structurel. C’en Ă©tait mĂȘme la mot rĂ©servĂ© Ă  une Ă©lite militante et universitaire?Si comme on vient de le voir les avantages Ă  utiliser le terme de » sont nombreux, ses usages ne sont pas dĂ©pourvus d’ambigĂŒitĂ©s et prĂ©sentent quelques dĂ©fauts majeurs. Le premier tient Ă©videmment Ă  l’origine mĂȘme d’un terme qui ne provient ni du langage quotidien des », etc., ni mĂȘme de la pratique militante, mais bien du lexique pĂȘchĂ© originel Ă©litiste » semble devoir marquer les usages mĂȘmes du mot. A titre personnel nous l’avons utilisĂ© Ă  plusieurs reprises sur ce site et avons du l’expliciter presque autant de fois aux » qui nous disaient ne pas en comprendre la signification. Expliquer Ă  celles et ceux qui sont par un terme ce que le terme signifie n’est pas banal. Cela tient sans doute davantage au caractĂšre rĂ©cent du mot qu’à sa difficultĂ© intrinsĂšque avec un minimum de bagage sur le racisme, sans ĂȘtre forcĂ©ment un expert, on peut comprendre ce qu’il signifie ou du moins Ă  quoi il renvoie d’ pourrait d’ailleurs en dire autant des mots race » ou blancs » par exemple, que beaucoup y compris dans nos communautĂ©s rĂ©pugnent encore Ă  utiliser
 surtout face Ă  des Blancs. L’utilisation du mot » n’a d’ailleurs de sens que dans une discussion sur le racisme qui mĂȘle les Blancs. C’est lĂ  tout son intĂ©rĂȘt, en mĂȘme temps que sa limite le mot ne dĂ©signant que le rĂ©sultat d’un processus que nous connaissons depuis l’enfance, l’employer entre nous est assez des chaussures trop petites Etre noir en AmĂ©rique, c’est comme ĂȘtre obligĂ© de porter des chaussures trop petites. Certains s’adaptent. C’est toujours trĂšs inconfortable, mais il faut les porter parce que c’est les seules que nous avons. Ça ne veut pas dire qu’on aime ça. Certains en souffrent plus que d’autres. Certains arrivent Ă  ne pas y penser, d’autres non. Quand je vois un Noir docile, un autre militant, je me dis qu’ils ont une chose en commun des chaussures trop petites[6]. »Ces lignes extraites du passionnant livre d’entretiens de Studs terkel, Race, Histoires orales d’une obsession amĂ©ricaine, disent bien la rĂ©alitĂ© du vĂ©cu racial nous » portons des chaussures trop petites. Autrement dit, nous devons composer toute notre existence avec le racisme. Pour autant, nous ne sommes pas Ă  la mĂȘme enseigne. Loin s’en le terme racisĂ©-e-s » recouvre des situations multiples, souvent Ă©loignĂ©es les unes des autres, en raison des spĂ©cificitĂ©s de l’histoire migratoire en France. Celle-ci, rappelle SaĂŻd Bouamama, est Ă  la fois un hĂ©ritage imprĂ©vu de la colonisation et une production de la mondialisation capitaliste, dont un des ressorts importants est la bipolarisation inĂ©gale Nord-Sud ». Bouamama poursuit Cette double source d’hĂ©ritage et de production du prĂ©sent conduit Ă  une structuration en couche des Noirs et des Arabes de France sans-papiers, immigrĂ©s avec une carte d’un an renouvelable, immigrĂ©s avec une carte de dix ans, Français issus de la colonisation[7]. »C’est bien cette hĂ©tĂ©rogĂ©nĂ©itĂ© que masque certains usages du terme » puisque le mot peut dĂ©signer tout Ă  la fois des rĂ©cemment en France, que des ou ici depuis des gĂ©nĂ©rations. Aussi bien un sans-papier » comorien qu’un Ă©tudiant marocain issu d’un milieu bourgeois venu faire ses Ă©tudes en les » portent bel et bien des chaussures trop petites, doivent composer avec des chaussures lĂ©gĂšrement inconfortables et d’autres avec des souliers bien plus douloureux. Un ami rĂ©sumait cela par une formule saisissante se plaignent du plafond de verre, d’autres de la rugositĂ© du sol. »Exposer la complexitĂ© implacable du monde
 tout en gardant le capAujourd’hui, la race remplit vis-Ă -vis des Arabes, Rroms, Asiatiques et qui vivent en France sa fonction d’instrument de domination et de catĂ©gorisation avec une complexitĂ© croissante. Si la conscience du racisme semble ĂȘtre bien plus aigĂŒe de nos jours, ses manifestations se font parfois plus subtiles, ce qui nĂ©cessite en retour une attention redoublĂ©e. C’est cette attention – nĂ©cessairement intersectionnelle – qui doit guider nos usages du terme ».UtilisĂ© avec discernement, sans fĂ©tichisme, le terme apparait comme un outil de plus Ă  notre disposition, dont l’utilitĂ© est non seulement rhĂ©torique mais aussi politique. La catĂ©gorie de », qui renvoie Ă  des expĂ©riences communes Ă  travers le processus commun de racisation », a le mĂ©rite 1 de sortir de l’essentialisation, 2 de rompre avec un universalisme abstrait et pesant en reflĂ©tant au mieux nos subjectivitĂ©s, et 3 de ne pas emprunter au lexique de l’extrĂȘme-droite Français de souche », etc. pour parler de en gardant Ă  l’esprit qu’il existe des diffĂ©rences Ă  la fois entre les groupes qui subissent le racisme, mais aussi en leur sein, la catĂ©gorie de » exprime l’idĂ©e selon laquelle, nous le rĂ©pĂ©tons, les groupes racisĂ©s » sont tous soumis au mĂȘme processus de racisation ». Un processus qui d’une certaine maniĂšre touche les personnes indĂ©pendamment de leur Ăąge, sexe, classe, etc., mĂȘme si dans les faits le racisme se manifeste diffĂ©remment selon ces qui en termes d’organisation politique revĂȘt pour nous un grand intĂ©rĂȘt en permettant d’identifier clairement des objectifs politiques communs, sans que cela n’entre en contradiction – bien au contraire – avec une approche intersectionnelle, plurielle, plus que jamais nĂ©cessaire. Mais Ă  trop vouloir dĂ©finir par le menu toute cette pluralitĂ©, nous courons le risque d’une fragmentation Ă  l’infini des luttes, piĂšge que tout mouvement social Ă  l’ùre nĂ©o libĂ©rale doit invitation Ă  lutter ensemble, en conscience de la pluralitĂ©, voilĂ  comment nous comprenons ce terme de ».NOTES[1] Jean-Luc Primon, Ethnicisation, racisation, racialisation une introduction », Faire Savoirs N°6 – mai 2007.[2] Frantz Fanon, Les damnĂ©s de la terre, La DĂ©couverte, 2002, p. 43.[3] Reni Eddo-Lodge, Que rĂ©vĂšle la phrase Pas tous les Blancs » ?, Etat d’ Edward Said, L’Orientalisme, L’Orient créé par l’Occident, Seuil, 2003, p. 61.[5] Certains dĂ©veloppements sur le privilĂšge blanc sont empruntĂ©s Ă  notre article Nous parlons trop calmement de choses violentes », in Rafik Chekkat et Emmanuel Delgado-Hoch coord., Race rebelle, Luttes dans les quartiers populaires des annĂ©es 1980 Ă  nos jours, Editions Syllepse, 2011.[6] Studs Terkel, Race, Histoires orales d’une obsession amĂ©ricaine, Editions Amsterdam, 2010, p. 28.[7] SaĂŻd Bouamama, L’expĂ©rience politique des Noirs et des Arabes en France. Mutations, invariances et rĂ©currences », in Race rebelle, op. cit., p. 29-45.* Merci Ă  Amine et Joao pour leurs remarques et leurs prĂ©cieux ajouts.
Dansle monde, il existe des Ă©nigmes, et ceux qu’elles intriguent aimeraient en savoir plus long sur l’agencement, sur la trame de l’existence. Ces Ă©nigmes, en voici des
PubliĂ© le 24/08/2022 Ă  1616, Mis Ă  jour le 24/08/2022 Ă  1625 François Bayrou condamne les hurlements et les insultes qui polluent les dĂ©bats Ă  l'AssemblĂ©e nationale». Jean-Christophe Marmara / Le Figaro Je ne crois pas qu'une telle crise puisse ĂȘtre surmontĂ©e sans un immense effort national. Or l'idĂ©e mĂȘme d'un effort national semble souvent s'ĂȘtre effacĂ©e», affirme François Bayrou. Le prĂ©sident du MoDem François Bayrou estime, dans un entretien au Point publiĂ© mercredi 24 aoĂ»t, que la France va vers la crise la plus grave» qu'elle ait connue depuis la guerre», et qui ne pourra ĂȘtre surmontĂ©e sans un immense effort national».Cette prise de parole intervient le jour du Conseil des ministres de rentrĂ©e, au cours duquel Emmanuel Macron a une nouvelle fois insistĂ© sur la gravitĂ© des enjeux face Ă  la sĂ©rie de crises graves» sur le plan mondial, du conflit en Ukraine au dĂ©rĂšglement climatique.Effort national effacé»Mon sentiment profond est que nous allons vers la crise la plus grave que la France ait connue depuis la guerre», peut-ĂȘtre pire mĂȘme que la guerre d'AlgĂ©rie» 1954-1962, estime François Bayrou au Point. Je ne crois pas qu'une telle crise puisse ĂȘtre surmontĂ©e sans un immense effort national. Or l'idĂ©e mĂȘme d'un effort national semble souvent s'ĂȘtre effacĂ©e», juge le responsable centriste, Ă©galement Haut-Commissaire au Plan.J'ai parfois l'impression que le monde politique lui-mĂȘme ne se rend pas compte de ce qui vient, vu les hurlements et les insultes qui polluent les dĂ©bats Ă  l'AssemblĂ©e nationale», juge le patron du MoDem, alliĂ© au parti prĂ©sidentiel au sein d'une majoritĂ© relative Ă  l'AssemblĂ©e. Sur le plan international, François Bayrou cite le conflit en Ukraine, le risque de crise alimentaire notamment en Afrique, les tensions raciales aux États-Unis, la situation en Chine ou encore les Ă©lections en Italie, oĂč la cheffe du parti d'extrĂȘme droite Fratelli d'Italia Giorgia Meloni est en tĂȘte des sondages en vue des lĂ©gislatives du 25 septembre.NĂ©cessitĂ© d'une mutation»Il Ă©voque Ă©galement les problĂ©matiques liĂ©es Ă  la transition Ă©nergĂ©tique, la trĂšs forte inflation» et la question du dĂ©sĂ©quilibre de nos finances», dont plus personne dans l'opinion publique ne paraĂźt avoir vraiment conscience». Emmanuel Macron, assure François Bayrou, n'Ă©ludera aucune des questions cruciales de notre avenir». Il se situe d'avantage dans la question du moyen et du long terme que dans la gestion de l'immĂ©diat».À lire aussiÉdouard Philippe et François Bayrou, deux alliĂ©s de retour au premier planFrançois Bayrou rĂ©affirme par ailleurs le rĂŽle politique, plus indĂ©pendant et Ă  l'initiative» que doit avoir selon lui le premier ministre dans cette nouvelle configuration politique, comme il l'avait fait au lendemain des lĂ©gislatives, ce qui avait Ă©tĂ© perçu comme une critique du profil d'Élisabeth Borne. Je crois qu'Élisabeth Borne, intelligente et volontaire, l'a compris et qu'elle expĂ©rimente la nĂ©cessitĂ© de cette mutation», a-t-il VOIR AUSSI - Guerre en Ukraine la troisiĂšme guerre mondiale est une vraie menace», estime François Bayrou François Bayrou voit arriver la crise la plus grave que la France ait connue depuis la guerre» S'ABONNERFermerS'abonner
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VoilĂ  j'ai des formulaire dĂ©ja imprimĂ© et je dois les remplir, pour me faciliter la vie, j'aimerai les passer dans l'imprimante. Mais comme il y a pas mal de champs Ă  remplir dans ces formulaires, j'aimerai que les questions du formulaire soit visible sur mon Ă©cran mais qu'elles ne soient pas imprimĂ©es (en effet elle le sont dĂ©ja sur mes formulaires!). Seul doit s Home/citation/Sachant que tout ce qui ne s’exprime pas s’imprime, il est souhaitable de favoriser l’expression au- SalomĂ© Jacques Sachant que tout ce qui ne s’exprime pas s’imprime, il est souhaitable de favoriser l’expression au-delĂ  de l’émotion, ou du retentissement. Cette pratique permettra d’éviter quelques somatisations, du stress et de l’ travailler heureux 1999Citations de Jacques SalomĂ©Jacques SalomĂ© Autres citations
MĂȘmeun oeil extĂ©rieur comprend ce qu’il exprime. Enfin tout ça pour dire que mĂȘme si votre bĂ©bĂ© ne pratique pas le langage des signes, en cherchant Ă  communiquer clairement avec lui, vous l’encouragez de toute façon Ă  le faire aussi. Et vous place en mode « rĂ©ceptif » pour interprĂ©ter ses signaux. cĂ©line bousquet aoĂ»t 30, 2017 RĂ©pondre. mon fils de 3
Sandrine Kersih La vieille GuĂ©risseuse de l’ñme disait On n’a pas mal au dos, ce qui fait mal c’est le poids de nos MAUX du passĂ© et du prĂ©sent. On n’a pas mal aux yeux, ce qui fait mal c’est l’injustice de l'enfance Ă  Aujourd'hui. On n’a pas mal Ă  la tĂȘte, ce qui fait mal ce sont les PENSÉES SOMBRES et LA CULPABILITÉ . On n’a pas mal Ă  la gorge, ce qui fait mal c’est ce qu’on N’EXPRIME PAS par PEUR ou exprime avec RAGE. On n’a pas mal Ă  l’estomac, ce qui fait mal c’est ce que l’ñme ne digĂšre pas, la MALVEILLANCE ENVERS AUTRUI. On n’a pas mal au foie, ce qui fait mal c’est la COLÈRE et la HAINE. On n’a pas mal au CƓur, ce qui fait mal ce sont les blessures liĂ©es Ă  la mauvaise interprĂ©tation de L'AMOUR qui vous ont conduit Ă  vivre L'ABANDON, le REJET , la TRAHISON et la DÉCEPTION SENTIMENTALE. Et c’est bien lui, malgrĂ© tout L'AMOUR, L'ÉNERGIE DIVINE CRÉATRICE Qui contient le plus puissant mĂ©dicament. L'AMOUR est la rĂ©ponse Ă  tout vos maux. - Toutes les Ă©motions que vous refoulez Ă  l'intĂ©rieur de vous-mĂȘme parce que vous ne pouvez pas ou ne voulez pas les verbaliser, peuvent se cristalliser dans diffĂ©rentes parties de votre corps sous forme de symptĂŽmes physiques Peur, Angoisse palpitations cardiaques, vertiges, sueurs, tremblements, mains moites. Panique diarrhĂ©es. ColĂšre retenue, Rancune crise de foie DifficultĂ© Ă  trouver ou Ă  prendre sa place infections urinaires Ă  rĂ©pĂ©tition Quelque chose qu’on ne veut pas entendre ou quand on ne veut pas s’écouter otites, douleurs d'oreilles. Quelque chose qu’on n’a pas osĂ© dire angine, maux de gorge. Refus de cĂ©der, de plier, d’obĂ©ir ou de se soumettre problĂšmes de genoux. Peur de l’Avenir, peur du changement, peur de manquer d’argent douleurs lombaires. Intransigeance, RigiditĂ© douleurs cervicales et nuque raide. Conflit avec l’autoritĂ© douleurs d'Ă©paules. Tout prendre sur soi Ă©galement douleurs d'Ă©paules, sensation d'un fardeau. Serrer les dents pour affronter quelqu’un ou une situation sans rien dire douleurs dentaires, aphtes, abcĂšs. Peur de l’avenir, difficultĂ©s Ă  aller de l’avant ou besoin de lever le pied » douleurs dans les jambes, les pieds, les chevilles. Bien sĂ»r, il ne faut pas gĂ©nĂ©raliser, ça peut ĂȘtre tout simplement un problĂšme mĂ©canique, faux mouvement, coup de froid....mais si vous ne trouvez pas d'explications, essayez de rĂ©flĂ©chir Ă  ce qui se passe dans votre ressenti est-ce de la colĂšre ? de la peur ?... et prenez la composition de Fleurs de Bach qui vous correspond. Au besoin, faites la thĂ©rapie par l'Ă©criture, Ă©crivez ce qui vous prĂ©occupe, et brĂ»lez ou dĂ©chirez. Ça permettra Ă  l'Ă©motion de s'Ă©vacuer.
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Parfois cucul la praline, parfois craspouille, punk effectivement. Parfois c’est ratĂ©, parfois c’est juste beau. Charlie est la somme de personnes trĂšs diffĂ©rentes les unes des autres qui font des petits dessins. La nature du dessin changeait en fonction de la patte de son dessinateur, de son style, de son passĂ© politique pour les uns, ou artistique pour les autres. Mais cette humilitĂ© et cette diversitĂ© de regards n’existent plus. Chaque dessin est vu comme si il Ă©tait fait par chacun d’entre nous. Au final, la charge symbolique actuelle est tout ce contre quoi Charlie a toujours travaillĂ© dĂ©truire les symboles, faire tomber les tabous, mettre Ă  plat les fantasmes. C’est formidable que les gens nous soutiennent mais on est dans un contre-sens de ce que sont les dessins de ĂȘtes devenus les Ă©tendards de l’unitĂ© unanimisme est utile Ă  Hollande pour ressouder la nation. Il est utile Ă  Marine Le Pen pour demander la peine de mort. Le symbolisme au sens large, tout le monde peut en faire n’importe quoi. MĂȘme Poutine pourrait ĂȘtre d’accord avec une colombe de la paix. Or, prĂ©cisĂ©ment, les dessins de Charlie, tu ne pouvais pas en faire n’importe quoi. Quand on se moque avec prĂ©cision des obscurantismes, quand on ridiculise des attitudes politiques, on n’est pas dans le symbole. Charb, que je considĂšre comme le Reiser de la fin du XXe siĂšcle et du dĂ©but du XXIe, parlait de la sociĂ©tĂ©. Il dessinait ce qu’il y avait sous le vernis, des gens avec un gros nez, un peu moches. LĂ , on est sous une Ă©norme chape de vernis et ça va ĂȘtre difficile pour ?Est-ce vraiment le moment de faire Charlie alors qu’on est dans l’émotion ? Est ce opportun de le faire vite pour rĂ©pondre Ă  la symbolique de l’attentat ? Ce sont des questions que je pose. RĂ©pondre Ă  la symbolique par la symbolique, ce n’est pas Charlie. Cette nuit, j’ai pensĂ© Ă  un dessin que je ne ferais certainement pas une trace sur le sol pour montrer l’emplacement des victimes, avec une lunette dans un coin et juste une bulle qui dit “hahaha”, le tout sur fond noir. Ce n’est pas une super idĂ©e, parce que c’est l’idĂ©e que la symbolique m’ question que tu poses c’est “comment encore dessiner aprĂšs ça?”Oui. Et aprĂšs ça, comment dessiner dans ce cadre-lĂ . Dans ce Charlie fantasmĂ© qui nous continuer Charlie Hebdo ?La suite va ĂȘtre compliquĂ©e. Pour toutes les raisons que je viens de te donner et parce qu’on va ĂȘtre obligĂ© de travailler sans les personnalitĂ©s graphiques, politiques, Ă©thiques et militantes de Charb, Tignous, HonorĂ© et de tous les autres. Dans les moments difficiles oĂč nous Ă©tions piĂ©gĂ©s par le fantasme de l’irresponsabilitĂ©, on s’en rĂ©partissait la charge. Aujourd’hui, restent Catherine, Willem, Coco et moi et Riss blessĂ© Ă  l’épaule. Comment va-t-on se dĂ©patouiller pour dĂ©passer cette injonction symbolique avec quatre styles ? Jul, qui avait quittĂ© Charlie, les a rejoints pour participer au prochain numĂ©ro. Des gens nous proposent des dessins gratos. Mais est-ce qu’ils seront dans l’esprit Charlie ? L’esprit actuel existe depuis 22 ans. Ce journal existe grĂące Ă  la somme de ses toujours pensĂ© qu’il fallait caricaturer le prophĂšte ou, Ă  un moment, as-tu eu le sentiment qu’un piĂšge Ă©tait en train de se refermer sur vous ?Ce qui est marrant, c’est qu’on a continuĂ© Ă  caricaturer Mahomet aprĂšs 2007. AprĂšs la triple polĂ©mique 2007, 2011, 2012, Charb et Zineb El-Rhazoui ont mĂȘme publiĂ© La vie de Mahomet en deux tomes. Cela n’a fait aucun bruit. On avait gagnĂ©. Charb voulait aller au bout de ce projet, droit dans ses chaussures de trekking rires et ses pantalons militaires tout moches qu’il aimait. Charb estimait qu’on pouvait continuer Ă  faire tomber les tabous et les symboles. Sauf qu’aujourd’hui, nous somme le symbole. Comment dĂ©truire un symbole qui est soi-mĂȘme ?Je ne sais non plus. Je ne trouverais pas la rĂ©ponse cette semaine et je ne suis pas sĂ»r de la trouver un jour. Nous allons sortir Charlie. Je vais me forcer. Je vais penser aux copains morts, mais qui ne sont pas tombĂ©s pour la France ! Aujourd’hui, on a l’impression que Charlie est tombĂ© pour la libertĂ© d’expression. Nos copains sont juste morts. Nos copains qu’on aimait et dont on admirait tellement le Bougrab, la compagne de Charb, trĂšs Ă©mue, a estimĂ© sur BFMTV qu’ils mĂ©ritaient d’entrer au c’est l’inverse. Et puis ça n’a pas changĂ© grand chose pour Marie Curie d’entrer au fait une belle cĂ©rĂ©monie
Je n’étais pas Ă  la manifestation spontanĂ©e du 7 janvier. Des gens ont chantĂ© la Marseillaise. On parle de la mĂ©moire de Charb, Tignous, Cabus, HonorĂ©, Wolinski ils auraient conchiĂ© ce genre d’attitude. Les gens s’expriment comme ils veulent mais il ne faut pas que la RĂ©publique ressemble Ă  une pleureuse de la CorĂ©e du Nord. Ce serait que tu veux croquer le rassemblement de demain Ă  cause de ce genre de considĂ©ration ?Je ne sais pas ce que ça va donner. On ne va pas en reportage avec ses a priori, on ressent et on fait avec ce qu’il y a. Il y aura certainement des belles choses, des pleurs, des joies et peut ĂȘtre des absurditĂ©s. En mĂȘme temps, cela montrera le changement de nature de Charlie ces gens qui nous soutiennent maintenant qu’on est mort, qui ne nous ont pas toujours lus,, pas toujours suivis. Je ne leur en veux pas. On n’était pas lĂ  pour convaincre l’ensemble de la novembre dernier, Charb avait lancĂ© un appel Ă  souscription pour sauver Charlie. Vous Ă©tiez bien seuls
On Ă©tait tout seuls depuis un petit moment. Depuis la troisiĂšme affaire liĂ©e Ă  Mahomet. Toutes ces histoires ont créé tellement de fantasmes sur la dangerositĂ© de l’athĂ©isme de Charlie, son islamophobie. On Ă©tait juste de joyeux incroyants. Tous ceux qui sont morts Ă©taient de joyeux incroyants. Et lĂ , ils sont nulle part. Comme tout le ce que tu penses du fait que Manuel Valls n’a pas conviĂ© Marine Le Pen au “rassemblement rĂ©publicain” de demain ?Je m’en ce que tu as l’impression qu’on essaie de rĂ©cupĂ©rer Charlie ?HonnĂȘtement, qu’est ce que tu veux rĂ©cupĂ©rer ? AprĂšs, il y a ce grand Ă©lan. Mais dans un an, que restera-t-il de ce grand Ă©lan plutĂŽt progressiste sur la libertĂ© d’expression ? Est ce qu’il va y avoir des aides Ă  la presse particuliĂšres ? Est ce que des gens vont s’opposer Ă  la fermeture des journaux ? Des kiosques ? Est ce que les gens vont acheter des journaux ? Que restera-t-il de cet Ă©lan ? Peut-ĂȘtre quelque chose. Mais peut-ĂȘtre allez vous travailler ?On va continuer Ă  faire nos bonshommes. Notre boulot de dessinateur est de mettre le petit bonhomme au coeur du dessin, de traduire l’idĂ©e qu’on est tous des petits bonhommes et qu’on essaie de se dĂ©merder avec ça. C’est ça le dessin. Ceux qu’on a tuĂ©s Ă©taient juste des gens qui dessinaient des bonhommes. Et aussi des c’est beaucoup demander Ă  des petits bonhommes de sauver la RĂ©publique ? recueillis par Anne Laffeter . 25 258 420 466 416 226 63 258

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